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"La paix seule mérite qu'on se batte pour elle" || Seraphina S. Delight || Terminée

 :: La Base :: Registre :: Hybrides validés
Jeu 12 Juil - 21:40

Seraphina Sélène Delight

Dans les ténèbres qui m'enserrent. Noires comme un puits où l'on se noie...

âge : 19 ans
sexe : Féminin
orientation sexuelle : Pansexuelle
race : Mimic lunaire
Metier : Dame de cour
Signes distinctifs
Elle porte toujours des parurent pour cacher ses yeux aveugles. Si la plupart du temps, elle porte une sorte de diadème lui cerclant la tête et lui assurant ainsi la certitude de ne pas le perdre, dans son intimité ou avec ses plus proches amis, elle se contente bien souvent d'un voile brodée ou de quelques dentelles bien plus léger.
Sa peau est brûlée à différent endroit de son corps, qu'elle recouvre de bandage par sécurité.
Il émane d'elle, de son corps et de ses cheveux, une enivrante odeur de fleurs de lune, un "parfum" suave et capiteux, qui reste à son passage.

Santé générale
Son corps est extrêmement flexible à tout niveau, elle pourrait faire pâlir de jalousie n'importe quel contorsionniste.
Hormis cela, son corps est brûlé à plusieurs endroits pour faire disparaître ses pétales et les empêcher de repousser, hélas à chaque nouvelle lune, les parties brûlées muent, redevenant intactes et elle doit recommencer pour chaque nouvelle fleur apparaissant aléatoirement. Il peut arriver qu'une où deux pétales oubliées se perde dans ses cheveux, mais l'on mettra cela sur le compte du vent.
Elle couvre les zones d'éclosion de bandage, au cas où, expliquant cela par la volonté de cacher ses multiples cicatrices laissées par la lèpre "soit-disant" contractée dans sa jeunesse. Ses yeux ont aussi été volontairement brûlée à l’ammoniac, les recouvrant ainsi d'une fine pellicule blanches rendant ses pupilles reptiliennes indétectables. En contrepartie, Seraphina est complètement aveugle.
Sa peau étant légèrement luminescente sous la lumière de la lune, il est très rare de la voir sortir la nuit, hormis sous une épaisse capuche, ou avec une torche pour éviter de trahir sa mascarade.
Ces lourds sacrifices et mutilations sont le prix à payer pour rester dans le monde des hommes.


Physique
« Cher ami,
Je m'en reviens de mon entretien avec Demoiselle Delight. Le moins, que l'on puisse dire, c'est qu'elle possède une beauté tout à fait singulière. Je dois vous avouer que quand vous m'aviez compté qu'elle avait été atteindre de la lèpre dans ses jeunes années, je m'étais attendu à voir une créature des plus repoussante. Et bien, loin s'en faut : nous avons tous été mauvaises langues.

J'ai été invité le mois dernier à me rendre sur sa propriété, et je dois avouer que la demeure était à l'image de mon hôtesse : humble et charmante. Nous avons longuement bavardé que ce soit pendant les petits-déjeuners sur sa terrasse, où à l'heure du thé. Le reste de la journée, en revanche, elle retournait à ses appartements, sa petite santé la contraignant à se reposer plusieurs fois par jour.

Oh, mon ami, si vous la voyez ! C'est une manière de sortir du monde que de la regarder, d'envie irrépressible de se réchauffer à ce soleil blanc, à cette lumière pâle, comme si elle donnait le jour plutôt que le recevoir. J'ai eu l'audace, vous me pardonnerez, de baiser sa main à mon arrivée, et s'il faut avouer qu'elle est particulièrement froide au touché, sa douceur n'a d'égale que sa blancheur. Il y a quelques choses fragile, presque intangible chez elle, comme si, d'un instant à l'autre, elle pouvait disparaître en volutes de fumés, mystérieuse créature chimérique.

Je dois avouer que je fus surpris, lors de mon arrivée, par sa chevelure d'un blanc immaculé, tombant jusqu'à ses reins en une natte des plus simples. C'est une couleur inhabituelle pour une personne aussi jeune. C'est la première fois que je rencontrais quelqu'un atteinte d’albinisme, et à vrai dire, dans les premiers temps, je dois vous avouer honteusement avoir eu du mal à décrocher mes yeux de sa personne. Il y a quelque chose de profondément singulier chez Mademoiselle Delight, d'étrangement intriguant qui me fascinait, et me poussait à l'admiration. Bien qu'elle ne pouvait me voir, je ne peux pas croire un instant qu'elle n'ait pas sentie l'insistance de mes regards, bien qu'elle se soit toujours montrée d'une courtoisie, feignant, de la plus innocente des façons, l'ignorance.

Si vous veniez à la rencontrer, vous comprendriez ma fascination ! Son parfum ! Avez-vous senti son parfum? Que ce soit dans ses cheveux, sur le bout de ses doigts fins, sur sa peau d'opaline : il est partout. Vous ne pouvez ignorer son passage, tant les effluves qu'elle laisse sont un ravissement. Une fois son parfum humé, c'est comme s'il vous hantait... Une odeur enivrante, presque sucrée, de larme de lune à peine éclos, entêtant, envoûtant, capiteux. On pourrait croire avoir devant soit une fleur qui ne demanderait qu'à se faire cueillir.

Je m’étonne en revanche de la pauvreté de ses toilettes, bien loin de lui rendre hommage. Si elles sont toutes coupées dans quelques étoffes précieuses, elles restent terriblement sobres, humbles, tandis que leurs coupes sont d'un autre temps. Il y a fort à parier qu'elles ont été faites à partir des anciennes toilettes de sa défunte mère, la jeune fille ne pouvant naturellement pas se rendre auprès des villes pour en trouver de nouvelles. Il me chagrine de ne pas l'avoir vu une seule fois en robe légère en mousseline ou vêtue de soies précieuses, et ce même au plus chaudes d'été. J'ai aussi remarqué qu'aucun bijou ne venait embellir la demoiselle, hormis un collier très simple, sûrement le souvenir d'une aïeule, et le diadème cerclant sa tête et cachant ainsi ses yeux aveugles au monde. Il y aurait d'ailleurs beaucoup à dire sur ce dernier, car c'est une pièce de maître. J'ignore qui fut le donateur de ce beau présent, mais il faut avouer qu'il transforme sa tare physique en un charme unique.
Néanmoins, à la voir ainsi toujours vêtue de sombres apparats, on pourrait la croire déjà veuve, ou mariée à la nuit, et bien que porter un tel respect pour ses parents soit tout à son honneur, il est regrettable de voir une si jeune femme condamnée à un veuvage éternel...

En parlant de ses parents, avez-vous déjà vu l'un des sourires de cette demoiselle ? Ils ont souvent quelque chose de mélancolique, comme si quelque chose de précieux lui avait été arraché, au point qu'on pourrait s'attendre, à chaque instant, que viennent poindre quelques perles d'eau à ses yeux, et ce même lors de ses joies les plus rayonnantes. Pauvre enfant, il est évident que ses parents lui manquent aujourd'hui encore cruellement... Qui d'autre, sinon?
Ceci dit... Plus d'une fois, je l'ai surprise l'air absente, contemplative, assise au kiosque de son jardin de fleurs blanches, absorbées par le bruit du vent dans les feuillages. Elle y passe souvent son temps libre, et je ne peux m’empêcher de me demander à quoi donc peut-elle penser, l'esprit ailleurs, comme s'il elle attendait qu'à chaque instant que quelqu'un, un inconnu, vienne à apparaître dans son jardin pour se poser à ses cotés. Cela arriverait que je ne serais pas surpris de la voir l’accueillir comme un vieil ami, et discuter avec jusqu'à ce que le crépuscule ait fini de tomber.
Il y a tant de mystère autour de cette jeune enfant que plus vous la côtoyiez, et plus ils vous happeront... »


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Rapport numéro 3
Sujet hybride : Mimic lunaire.

Nous avons remarqué sur les premiers hybrides l'absence de pétales, bien que quelques bourgeons ont pu être observés à l'occasion. Après recherche approfondis sur le sujet, nous pensons qu'il faudra deux à trois générations avant qu'elles n'apparaissent, leur absence étant dû au principe du mimic. Nous suggérons d'incorporer des fleurs de lunes dans l'environnement de l'espèce ainsi avoir une évolution plus rapide. D'après nos recherches, nous pouvons en déduire qu'elles apparaîtront alors pour former des fleurs de lune sur le corps du sujet. Une fois la fleur à maturation, la zone éclose ''muerait'' naturellement à la nouvelle lune, les pétales tombant alors, pour permettre à de nouvelles fleurs d'éclore. Il sera en revanche possible de retarder le processus d'une mue en mutilant la zone de floraison avant qu'elle n'ait lieu, cependant les mues permettant une régénération des tissus, la floraison reprendrait inévitablement à la nouvelle lune. L'hybride ne commencera sa floraison qu'une fois sexuellement mature, les indicateurs caractéristiques d'une maturation étant l'apparition de pupille reptilienne, ainsi que des effluves puissants, séduisant, émanant de la peau de l’hybride, à visée prédatrice.

Hormis un albinisme systématique de tous les sujets hybrides naissants, nous remarquons aussi une propriété luminescente à leur épiderme, une fois ce dernier exposé à la lumière de la lune. Cela reste assez faible, il est donc possible que cela ne soit pas visible pour un œil non avisé ou ignorant se trouver en présence d'un hybride. Il semblerait que l'effet luminescent puisse être accentué si le sujet se trouve en présence de fleurs de lune, le mimic agissant naturellement pour attirer davantage l'attention que les véritables fleurs. Dans ce cas, la luminescence pourrait s'en retrouver amplifié, devenant une faible aura.

Nous tenons cependant à revenir sur le poison des mimics. Dans le cas des hybrides, le poison est aussi virulent et mortel que pour la créature dont il tient L’ADN, quelques minutes suffisent à tuer sa proie. Cependant, il ne peut pas l'inoculer par inadvertance, le sujet devant volontairement l'incorporer à sa salive pour rendre tout échange buccal ou morsure mortelles. Qui plus est l'antidote se faisant à partir de pétales de mimics, il suffit d'en ingérer quelques unes pour stopper le poison.

En conclusion, garce à son hybridation à retardement et son puissant venin, nous recommandons le sujet Mimic lunaire pour assassiner la reine Lynnath.  


Caractère
« Ma chère Laana,
Je ne sais pas si cette lettre arrivera jusqu'à toi. Hier, un hybride sauvage est venu se perdre dans le jardin du manoir. Blessé et alerte, il semblait poursuivit par des traqueurs. Heureusement Mademoiselle a tout de suite insisté pour qu'on l'aide, le guidant elle-même jusqu'au grenier, et ce, malgré sa cécité. Depuis, il se terre sous les combles, et quand les traqueurs quitteront la zone, il repartira avec cette lettre qui, je l'espère, arrivera à Hybii et entre tes mains.

J'ai toujours regretté notre séparation, et ses circonstances, mais je sais aujourd'hui que j'ai fait le bon choix. J'aimerais que tu rencontres Mademoiselle Delight, j'aimerais que tu l'entendes te parler, que tu comprennes sa pensée. Alors peut-être que tu me pardonnerais de ne pas avoir fui avec toi, ce soir-là...

Elle n'avait pas encore quatre ans quand je fus assignée à son service en tant que gouvernante. Monsieur Delight ayant fort à faire en tant que conseillé, et mademoiselle Delight avec les mondanités, il fallait bien une préceptrice pour s'occuper de leur jeune fille, s'assurant ainsi qu'elle devienne une jeune femme digne de sa famille. Je lui ai tout appris, de la lecture, à l'écrire. Des sciences à l'histoire. Il n'y a pas un sujet qu'elle n'ait pas étudié, et même si son goût pour les sciences fut somme toute, léger, elle fit l'effort d'apprendre et comprendre chacune de mes leçons. Elle a toujours été une enfant studieuse, agréable, et même après le drame qui toucha sa famille, elle n'en resta pas moins une jeune maîtresse des plus admirable, et ce, malgré son exil.

Je ne l'ai jamais réellement considéré comme ma maîtresse, enfin, peut-être dans les premiers temps, mais dès qu'elle m'eut souri, elle entra dans mon cœur, et je sais que c'est réciproque. Je ne saurai pas l'expliquer, ce fut presque naturel entre nous. Bien sûr, ses parents auront toujours une place particulière dans son cœur, mais je sais qu'il y en a une qui m’est réservé.
Petite, déjà, elle était l'enfant dont tout le monde rêve : elle n'a jamais remis mes directives en cause, ni même utilisé son statut de maîtresse pour désobéir à mes instructions. Bien qu'elle fit de nombreuses bêtises – quel enfant n'en fait pas? - je n'ai jamais senti en elle la cruauté que certains de mes anciens petits maîtres avaient pu avoir, avant elle. Très vite, cependant, la mort de ses parents et le déshonneur de sa famille la sortit de l'enfance, en faisant une petite femme avant même qu'elle soit en âge de l'être.

Il faut avouer que c'est une jeune fille très rêveuse, mais je ne lui en porte pas rigueur : quand on grandit seule, isolée de tout, à quoi donc se raccrocher, hormis ses rêves ? Je sais qu'elle voue une passion imaginaire pour son anonyme bienfaiteur, dont elle ne cesse de rêver, sans même le connaître. C'est naturelle à son âge de penser au grand amour, et même si j'essaie de la raisonner, je peux comprendre qu'elle ait besoin de quelque chose à quoi se raccrocher. Elle lui voue une indéfectible affection, et ce, sans même l'avoir jamais rencontré, sans même connaître son nom, ou même sa vraie nature. Ne trouves-tu pas singulier ? Cependant, je peux comprendre que sa gratitude ce soit, au fil des années, transformée en dévotion. Sans cette personne, Mademoiselle Delight ne serait plus là aujourd'hui pour profiter de tous les bienfaits de la vie...

Quelques jours en revanche, je m'inquiète pour son futur. Bien que je l'ai préparé au mieux aux intrigues de la cour, le fait d'avoir grandi seule, loin de tout, en a fait une jeune fille d'une trop grande insouciance, qui a bien souvent le malheur d'ignorer les réalités de la vie. Elle se laisse souvent à ses joies d'enfants, et un papillon la dévirait de ses objectifs sans le moindre mal, tant elle s'enchante pour une rien. Il y a un faussé entre la théorie et la réalité, un faussé qu'elle n'a pour l'instant jamais rencontré. Utopiste et idéaliste, il n'est pas rare que ses paroles donnent à sourire, tant elles débordent d'une ingénuité désarmante. Elle veut se persuader qu'il y a du bon en tout le monde, et cela pourrait bien devenir sa plus grande faiblesse. Elle pourrait croiser le loup et l'inviter à siéger à sa table sans même comprendre qu'elle serait le repas. Si elle est prête pour résister aux intrigues et aux complots, j'ai peur que ses lacunes sociales du à son absence de liens sociaux la rendent d'une simplicité enfantine à tromper lors d'une approche directe... Quelle ironie.

Aujourd'hui, je suis fière de la voir devenir une jeune femme épanouie, souriante et sereine, et ceux, malgré les lourds sacrifices qu'il lui fallu consentir pour arriver à son but. Cultivée et curieuse, elle m'enchante à chacune de nos conversations, faisant preuve de toute la répartie, et de la grâce attendue de la part d'une demoiselle de son rang. Pas un seul jour se passe sans qu'elle ne fasse l'effort de se montrer courtoise, même dans ses pires journées, et je n'ai jamais entendu de sa part un mot plus haut que l'autre ou une mauvaise parole dû à la colère. S'il lui arrive comme à chacun d'être prise de biens mauvaises humeurs, elle fera toujours l'effort de disposer pour ne pas nous l'infliger.

Je t'en prie, si tu lis cette lettre, sache que les portes du manoir Delight te seront toujours ouvertes. Mademoiselle a hâte de faire ta connaissance, car bien sûr, je n'ai pas hésité un seul instant à lui parler de toi, comme elle n'hésite pas un instant à me confier tous ses secrets... Si elle désapprouve vos méthodes, elle comprend votre combat, tu sais ? Je sais qu'elle souhaite plus que tout la paix entre nos deux mondes, et elle s’emploie à ce but corps et âme, allant jusqu'à se mettre en grand danger pour cela.
Sache que même si nous avons pris deux voies différentes, je me bats pour la même cause que toi, mais de manière pacifique au côté de Mademoiselle Delight. J'espère sincèrement qu'un jour, tu comprendras...

Ta dévouée sœur,
Mata. »


Histoire
« A mon très estimé bienfaiteur,

Sachez, Monsieur, que c'est avec une fébrilité certaine que j'ose, en ce premier jour d'hiver, vous faire parvenir ces quelques mots. Je ne saurais trouver les termes justes pour vous remercier d'avoir accepté de me faire parvenir une adresse où vous écrire, et sachez que je m'appliquerai à ce que mon jeune âge ne vienne pas enlaidir la qualité de mes écrits.

Je vous prie de croire, Monsieur, que ma supplique n'était en rien un caprice d'enfant. Bien qu'il ne m’ait pas encore été donné de voir un douzième printemps se terminer, je suis à même de comprendre la gravité de ma situation et les responsabilités qui en découlent. Je suis la dernière représentante de l'ancienne et autrefois prestigieuse famille Delight, et par ce fait, chacune de mes paroles, chacun de mes actes ne sauraient être sans conséquence.
Si je sais les responsabilités pesant sur mes épaules, j'aime à croire que vous saurez être là, si jamais je venais à perdre l'équilibre sous leur poids.

Cependant, il me faut me confesser, et avouer que l'envie de vous écrire n'était pas sans arrière-pensée. Si j'ai supplié pour qu'on me donne une adresse à laquelle vous joindre, refusant même plusieurs fois de manger pour cela, jusqu'à ce qu'enfin, Mata cède. Mais il fallait plus que tout que je vous fasse part de mon incommensurable reconnaissante, ne pouvant garder cela pour moi plus longtemps. Je n'ignore rien du sort qui m'attendait : le complot qui visait ma famille ayant réussi à accuser mes aïeuls d'avoir été les investigateurs du meurtre de la regrettée reine Lynnath.

Sans votre aide, sans votre soutien, en plus de m'avoir dépouillé ma famille de leurs titres, leur fortune et leurs propriétés, peut-être que la reine m'aurait aussi privé de la vie, à l'instar de mes regrettés parents, qui durent payer pour leurs ancêtres une telle trahison à la couronne. Je pleure bien sûr nos privilèges passés, mais je ne suis pas ingrate pour oublier ce que je vous dois, et si la perte de mes parents me blesse encore profondément, votre soutien, même silencieux, m'a été d'un grand secours. Si je respire aujourd'hui, c'est à vous que je le dois, et de ce fait, je suis votre éternelle débitrice.

J'ai appris que vous connaissiez mon père, raison pour laquelle vous avez pris à cœur de défendre mon honneur ? Pardonnez moi monsieur, vous devez trouver votre pupille bien indiscrète et curieuse, à me mêler ainsi de choses qui ne me regardent pas, mais à cela, je vous répondrai qu'il faut tout braver, même les interdit. Père aimait à dire qu'un Homme se devait de tout oser, qui n'ose plus, n'en est plus un. Alors je suivrai ces paroles comme si elles étaient ses dernières volontés, et j'oserais tout ce qui fera de moi une humaine. Qu'importe si l'on tombe, n'est-ce pas ? Tout ce qui compte, c'est de savoir se relever avec grâce.

Je dois mettre fin à cette missive, mais je reviendrai bien assez vite vers vous. Je sais que vous ne me répondrez pas, Mata m'a fait savoir que je ne devais pas attendre de réponse de votre part, et même si cela me chagrine, je vous remercie d'accepter au moins de me lire.

Éternellement votre,
Seraphina Selène Delight.»



« A mon très estimé bienfaiteur,

Suivant les conseils de Mata, je m’apprête à quitter la capitale. Bien que vous ayez pu sauver ma famille, son nom est encore souillé du déshonneur et de la félonie, et la reine ne souhaite plus que je séjourne à Stell, ni de tout autre ville humaine. Nous partons donc pour le Manoir de la Sérénité, seule terre que la reine a bien voulu me laisser. Y êtes-vous déjà allé, du temps où vous connaissiez feu Monsieur mon père ? Il se trouve tout au sud de Reose, sur une petite île à une demi-heure de barque, qu'on dit riche en fleur de lune. J'ignore tout de son histoire, Mata me dit que ce fut un présent de mon grand-père quand il vint demander la main de Joana Delight, ma grand-mère. Il paraîtrait que c'est de lui que nous tenons cet albinisme de génération en génération. C'est un endroit très charmant, bien qu'un peu abandonné par ma famille. Quand feu Monsieur mon père eut l'infime honneur de devenir conseillé de la reine, ils l'ont quitté pour rejoindre la capitale. Je ne suis venu au monde que deux ans plus tard, raison pour laquelle le manoir m'est parfaitement étranger.

J'imagine qu'il va nous falloir bien des efforts pour remettre cette vielle bâtisse en état. J'aurais aimé pouvoir amener au moins quelques femmes de chambre, mais hormis Mata, ma gouvernante, Ignis mon gardien, et le linge de maison, je dû renoncer à tout, et puisque je ne suis plus la bienvenue dans aucune ville de Reose, il me faudra faire avec cela. Mata semble optimiste, elle a pensé avant de partir à aller au marché acheter des graines, et un couple de poulets, tandis qu'Ignis s'est outillé en prévoyance des travaux. Si je ne suis pas inquiète, j'espère que je pourrai aussi les aider dans leur œuvre. Je compte bien m'améliorer en couture et en broderie, ainsi, si le linge de maison vient à manquer, je pourrai faire de nouvelles pièces. D'ailleurs j'ai commencé : comme le voyage risque d'être long, je m'applique à faire un mouchoir pour vous. Hélas, je ne sais quelles initiales y coudre, aussi ai-je décidé d'y coudre un oiseau. Si vous n'aimez pas vous n'aurez qu'à me le renvoyer, je vous en ferai un autre.

Éternellement votre,
Seraphina Selène Delight. »



« Mon très cher Bienfaiteur ,

Je vous remercie pour votre présent ! Vous n'imaginez pas à quel point cette nouvelle plume me ravit, et c'est d'ailleurs avec elle que je vous écris. C'est de loin de plus bel anniversaire qu'une jeune femme de quatorze ans est en droit d'espérer. Je dois avouer avoir été quelque peu surprise, dans un premier temps, quand j'ai découvert qu'un livreur était en train de sonner au portail du manoir. Imaginez : nous sommes si peu habitué à avoir de la visite qu'il a bien fallu quelques instants à Mata pour réaliser quel était ce bruit.

Nous avons une vie si paisible, presque coupé du monde, ici. S'il arrive bien ici et là que nous ayons quelques voyageurs perdus que nous invitons avec joie à notre table, les journées sont calmes et se ressemblent toutes. Pour ne rien vous cacher, je n'espérais rien pour mon anniversaire, mais Mata met un point d'honneur à faire un gâteau chaque année, et je ne peux m’empêcher d'être heureuse de cela. Voilà bien longtemps que je n'avais pas reçu pareil présent, c'est une plume magnifique, avec une pointe en argent ciselé. Comme j'aimerais connaître son histoire. La plume est d'un noir magnifique, et l'irise qui se lit dans ses reflets lui donne quelque chose de presque magique. J'en prendrai le plus grand soin, et elle sera par mon cœur chéri comme le plus grand des trésors.

Éternellement votre,
Seraphina Selène Delight. »



«  A mon très cher bienfaiteur,

Il neige ! Avez-vous vu la taille de ces flocons ? Je crois que jamais jusqu'alors Reose avait connu un hiver si rude. J'ai passé ma journée à faire des bonhommes de neige avec Ignis, tandis que Mata nous préparait un bon chocolat pour nous réchauffer. Oui, du chocolat ! Je suis sûre que vous aimeriez apprendre comme nous ne nous le sommes procuré, n'est-ce pas ? Eh bien, c'est un secret. Allons, riez mon ami, je plaisante bien évidemment, vous savez bien que je n'aurai jamais aucun secret pour vous.

Il y a trois semaines de cela, alors que nous nous préparions pour l'arrivée de l'hiver, un homme est venu sonner à notre porte. C'était un marchand itinérant. Ayant remarqué notre demeure loin de tout, il nous a proposé ses services, acceptant de nous fournis tous les trois mois en fonction de nos demandes. Quelle aubaine ! Cependant, je vous vois venir : comment faisons-nous pour le payer, nous qui sommes sans le sou ? Et bien, nous sommes peut-être pauvre, mais pas sans ressources. Le jardin de la propriété grouille de fleurs lunaires, tout comme les terres avoisinantes, comme vous le savez déjà. Il y en a partout, au point que certaines nuits me semblent presque aussi vivent que le jour. La nuit, nous les cueillons, les pétales pour les potions, les larmes pour les soins, et quand le marchand revient, nous lui livrons.
Il est toujours surpris par la facilité avec laquelle nous avons réussi à faire un véritable jardin de ces fleurs sans finir envahi par les mimics. Je me suis souvent posé la question, mais à vrai dire, je n'en sais rien. Quand nous sommes arrivés, il y a maintenant trois ans de cela, les fleurs étaient déjà partout, nous avons du même dû en arracher par poignée pour réussir à faire un potager sans qu'elles n'envahissent tout. Et malgré cela, aucun mimic. Mata dit que mon grand-père avait sûrement trouvé la solution miracle contre eux...

Comme vous pouvez le remarquer, j'ai enfin pu commander du papier à lettre, bien plus digne de vous que les pauvres feuilles blanches que j'avais honte de vous faire parvenir jusque-là. Désormais, j'aime à croire que mes lettres vous seront agréables aussi bien par leur forme que par leur fond.

Éternellement votre,
Seraphina Selène Delight.

P.S : j'ai mis quelques gouttes d'essence de fleur de lune sur la page, le sentez-vous ? C'est un tel ravissement ! »



«  Monsieur,

Plus le temps passe, et plus je me pose des questions sur l'assassinat de mes regrettés parents. Jusqu'alors, je m'étais toujours imaginés qu'ils étaient innocents, qu'on avait monté un complot contre eux, mais... Et si depuis le début, je me fourvoyais ?

Voilà maintenant deux mois que mes seize ans vienne de fleurir et je dois avouer être particulièrement troublée par... Ce que j'ai découvert sur moi-même. Tout ce que je pensais être vrai n'était au final qu'un tissu de mensonges. Aussi en suis-je désormais à douter de tout, même de moi. Et si je n'étais pas ce que j'avais toujours pensé être ? Et si rien n'avait jamais été comme je le pensais être ?

Que connaissais-je de mes ancêtres, après tout ? Comme pourrais-je certifier avec exactitudes qu'ils n'avaient rien à voir avec l'assassinat de la reine ? Après tout, l'hybride qui l'a tué n'a jamais été retrouvé, et s'il avait bien été au service de ma famille ? Et s'il avait été de ma famille ?
Suis-je souillée par le sang des traîtres ? Comment vivre, une fois dépouillée de tout honneur ? Avez -vous réellement fait un acte altruiste en me sauvant, ou vouliez-vous juste me torturer en me forçant à vivre déchue de tout...

À quoi devrais-je me raccrocher, si même mon histoire n'est plus que mensonge, à vous, l'ombre immobile qui ne daigne même pas venir me voir ? Que sais-je sur vous au final ? Vous n'êtes peut-être aucunement bon. Peut-être n'êtes vous pas celui que j'ai toujours imaginé, à qui j'ai offert mon respect, mon admiration et mon amour. Peut-être n'avez vous jamais essayé de m'aider. Êtes vous à tel point cruel que vous vous amusez des souffrances d'une âme innocente ? Mon cœur se brise, à cet instant. Peut-être que vous avez toujours su la vérité, et que vous en jouez ? Est-ce que c'est ce que je suis, un jouet ? Vous le saviez, n'est-ce pas, que je n'étais pas humaine ?
Je ne veux plus rien avoir à faire de près ou de loin avec vous.

Mes respectueuses salutations
Dame D. »



« Cher ami,

Je suis fébrile en vous écrivant ses mots, incertaine que vous les lirez. Comment pourrais-je vous en vouloir de ne pas le faire ? Voilà bientôt un an que je ne vous ai plus écris, et je le regrette. Vos présents pour mes anniversaires seuls m'ont laissé pensés que je n'avais pas encore tout gâché. Oh, comme je m'en veux des si horribles choses que je vous ai écrit. Pas un seul jour ne s'est levé sans que je ne le regrette, cependant j'avais besoin de temps pour revenir vers vous.
Comprenez qu'il me fallait du temps pour accepter. Du temps pour comprendre, aussi. Si aujourd'hui, je m'adresse à vous, c'est pour vous parler à cœur ouvert. Je m’apprête à vous remettre les clés de mon destin, car il vous suffirait de faire parvenir cette lettre à sa majesté pour causer ma perte.

Je suis la dernière descendante d'une famille de traître, ayant comploté contre la reine et ayant commandité, voir même exécuté son assassinat. Mes parents sont morts pour la faute de nos ancêtres, et je suis en exil pour cette même faute. Je suis l'enfant d'un humain et d'une femme qui ne l'était pas, comme son père avant elle.

Vous me penserez sûrement folle d'ainsi remettre ma vie entre vos mains, mais c'est la seule place où elle sied être. Vous m'avez sauvée quand je n'étais qu'une enfant, et depuis, je suis votre éternelle débitrice. Que vous décidiez de me retirer le temps que vous m'avez offert serait votre droit, après tout. Tuez-moi si vous pensez que le crime de mon sang est impardonnable, et sachez que, qu'importe votre décision, je ne vous en porterai pas rigueur, car je vous aime et vous respect plus que tout au monde.

Sachez que, depuis cette découverte et l'acceptation de ma nature, mon exil est un supplice. Je suis ici, coincée au milieu de nulle part, sans pouvoir rien faire pour laver mon honneur et racheter la faute de mes ancêtres. Mata ne cesse de me dire qu'il me faut me réjouir d'être en vie, l'exile rendant ma nature facile à cacher, mais je ne le puis. Comme le pourrais-je ? Combien d'innocentes personnes ma famille a-t-elle fait souffrir, et tout cela pour quoi ? Diviser. Quelques années plus tard, vint la fuites des premiers hybrides, n'y voyez vous pas un rapprochement avec l'assassinat de la reine ? Qui qu'ils aient été, leur plan était parfait...

Je ne me complairai pas dans l'inaction, et c'est pour la paix entre les hybrides et les humains que je me battrai. Je veux faire entendre ma voix, je veux prouver qu'on peut changer. Si mon ancêtre prônait la guerre, alors je réduirai leur plan à néant en me battant pour la paix, car elle seule mérite que l'on y sacrifie sa vie. Je ne vous cacherais pas que je suis terrifiée à l'instant où j'écris ces lignes, mais je sais que je fais le bon choix, car mon cœur, lui, reste serein.

J'ignore si vous me soutenez, ou si au contraire, vous chercherez à me nuire, mais dans les deux cas, vous avez dans vos mains tout ce qu'il vous faut pour y arriver. Si vous ne m'approuvez pas, alors vous n'aurez qu'à faire livrer cette lettre à la jeune reine. Dans le cas contraire, brûlez-là, car il n'y a que par le feu que se gardent les secrets...

Éternellement votre,
Seraphina Selène Delight »



« Cher ami,

Je ne sais si vous approuvez mes choix, mais je sais désormais que vous ne voulez pas me nuire, et je vous en remercie. Mata et moi-même travaillons sans relâche sur l'apprentissage de l'étiquette et des intrigues. Nous essayons aussi de trouver des solutions pour cacher ma nature, mais cela semble se compliquer d'année en année. J'envie ma regrettée mère. Elle n'avait pas à se parer comme moi de fleurs sur le corps, ou d'un regard n'ayant rien d'humain. J'ignore comment cela se faisait, mais je présume que les générations accentuent notre hybridation. J'ai eu beau chercher avec Mata, elle n'a pas connaissance d'autres créatures de mon type, et pourtant, elle connaît probablement plus de monde que je n'en verrai jamais. C'est un avantage pour moi, il sera plus simple de cacher s'ils ne savent pas quoi chercher...

Nous avons longuement réfléchi, et nous pensons utiliser l'excuse de l'exil et des mauvaises conditions de vie pour prétendre à une santé fragile. Ainsi, cela limitera mon contact avec les autres, me permettant de préserver ma nature secrète. Pour les pétales en revanche, nous n'avons trouvé qu'une solution : brûler les bourgeons pour les empêcher de fleurir. La douleur est ignoble, mais je l’accepte. Nous avons aussi pensé à une sorte de désherbant anti fleur de lune, mais Mata a trop peur que je m'empoisonne pour le faire. Tant pis, mais la piste mérite d'être creusée...

Quand nous aurons terminé de rattraper notre retard sur le protocole, j'enverrai une lettre à sa majesté. J'ai appris par les voyageurs que la nouvelle reine Hedda était bien plus clémente que sa mère, aussi ai-je à penser que je pourrais défendre ma cause... Mais avant cela, il me faut trouver une solution pour mes yeux. Si seulement je pouvais les recouvrir de quelques choses...
Vous n'auriez pas une idée, par hasard ?

Éternellement votre,
Seraphina Selène Delight »



« Cher ami,

Ceci est la dernière lettre que je vous adresserai. Demain, je perdrai la vue. Nous avons étudié toutes les options, c'est la seule qui empêchera à quiconque de me nuire. Je suis terrorisée par la douleur, mais surtout, pas les ténèbres. Sans lumière pour m'éclairer, comment ferais-je pour accepter l'obscurité éternelle? J'ai si peur. Comme j'aimerais vous avoir à mes côtés...

Oh, si vous saviez comme je pleure de devoir mener cette quête seule. Si vous saviez à quel point pas un seul jour ne se passe sans que l'envie de vous rencontrer ne me vienne. Je sais que vous viendriez si je vous le demandais clairement, car vous êtes une bonne personne, mais je sais aussi que cela vous porterez préjudice. Et je ne peux accepter l'idée de vous causer quelques torts que ce soit, plus encore au nom de mon égoïsme. J'ai été trop longtemps un poids pour vous, il est temps que je vous en libère.

C'est seule, que je dois vaincre les ennemis de ma famille, et c'est seule que j’apparaîtrai devant la reine pour la supplier de m'offrir une chance de racheter les fautes de mes aïeuls. Quand j'imagine ce jour, j'aime à croire que vous serez dans une de ces personnes, présente à la cour. N'ayez crainte, je prendrai grand soin à ne pas vous faire honte. Quand ce jour viendra, c'est la tête droite, le port altier que je me présenterai devant la reine. Si mes mains viennent à trembler, je les serrerai si fort qu'elles seront bien forcé de s’arrêter. Si ma voix bien à défaillir, je parlerais alors plus fort, pour qu'elle n'ait d'autre choix que de se faire entendre. Je resterai sereine, sincère dans mes sentiments, droites dans mes actions, déterminée dans mes intentions. Rien, ni personne ne me fera faillir, et si un jour la paix vient, qu'il me faille enfin être absous de tout mes crimes, alors seulement, j'oserai me présenter devant vous.

Demain, nous finalisons mon costume d'humaine donc, après quoi nous écrirons aux différentes familles de Reose. Si nous voulons que notre requête parvienne à la reine, il nous faudra des soutiens pour qu'elle l'entende...

Mon seul regret est de savoir qu'il me faille renoncer à vous voir, à connaître votre visage, et ce sans jamais l'avoir vu. J'ai peur. Si vous saviez comme je suis terrifiée, mais je sais pourquoi je me bats. Je sais pourquoi il me faut renoncer à tout cela, et c'est avec détermination que je l'accepte. Même s'il me fallait sacrifier ma vie au nom de la paix, je le ferais sans une once de regret. Alors que sont des yeux, face à la possibilité d'un avenir glorieux ?

Je me doute que vous condamneriez le sacrifice que je consens à faire, mais je ne pouvais renoncer, pas après avoir tant sacrifié pour y arriver. Voyez moi comme la martyr des erreurs de mes pairs. Je dois le faire, vous comprenez ? Je n'en peux plus de cette cage dorée dans laquelle j'ai grandi, il est temps que je prenne mon envol ! Rien ne me fera renoncer, et je ne m’arrêterai qu'une fois que ma voix sera entendue, qu'une fois que j'aurai ma place au conseil de la Reine. Rien ne m'éloignera de ma quête, et si pour cela, je dois renoncer à ma beauté, à la lumière et à la pureté, je le ferai, sans une once de regret.

Je vous en prie, bien qu'il vous faille juger mes actes, sachez faire preuve de clémence, car vous savez comme je vous estime et je vous aime. Mais, si nous refusion de tout sacrifier au nom de la paix, qu'est-ce qui mériterait encore que l'on se batte ?

Éternellement votre,
Seraphina Sélène Delight »


PSEUDO: Chante
ÂGE: 27 ans
QUELQUE CHOSE À NOUS DIRE? Dramaaaa~


Ne crains pas les illusions, sur elles seules notre monde repose...
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Fiche : La paix seule mérite qu'on se batte pour elle
Maître : De mon destin
Esclave : De mon devoir
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Ven 13 Juil - 7:33
Seraaaa, OMG, je l'aime ton personnage! Je peux la désexilée tout de suite??? Very Happy

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Awful pour Epicode
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